La vie mortelle de Jake Detweiler
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 La vie mortelle de Jake Detweiler

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MessageSujet: La vie mortelle de Jake Detweiler    Lun 27 Déc - 19:00

Au plaisir de vous faire plaisir! Harry Potter RPG Bonne lecture! Harry Potter RPG


Il était bientôt huit heures du matin et Jake était encore à son bureau, les mains charbonneuses, en train de dessiné avec une frénésie qui frôlait la crise de nerf. C’est ça être artiste. A la faible lueur de la lampe de bureau du jeune homme, on pouvait constater les reliefs d’une chambre d’adolescent sans dessus dessous. Un lit en bois, rudimentaire, orné d’autocollants de chanteur d’hard rock, un bureau entouré d’armoire, desquelles dépassaient des feuilles de cours apparemment peu soignés. Autour de Jake, se trouvait un véritable champ de mine, en l’occurrence, des boulettes de papiers. Des croquis ratés probablement. Des vêtements, des livres ouverts, des BD ainsi que des CDs jonchaient lamentablement sur le sol. Un véritable champ de bataille.

Le réveil, qui se trouvait sur une caisse retourné qui faisait office de table de chevet, sonna en un « bip bip » strident. Jake se leva d’un geste brusque et alla l’éteindre, avant de fourrer son carnet à croquis dans son sac de cour, étalé au sol. Ses livres de classe rassemblé en hâte, il s’ébouriffa les cheveux et descendit dans la cuisine. Les parents dormaient encore. Il y avait une faible activité dans la cuisine. Un jeune homme apparemment un peu plus jeune que Jake finissait d’avaler ses corn-flakes, appuyé contre la table de la cuisine. Un style de vêtement assez simple. Tout comme son frère, Carl Detweiler était assez mince, des cheveux indomptables d’un noir de jais. Tandis que les yeux de Jake étaient marron foncé, ceux de Carl étaient vert bouteille, en amandes, presque bridés. Jake ouvrit le frigidaire qui se trouvait à sa gauche et resta, appuyé contre la porte, prit d’un vertige. Cela faisait presque trois jours qu’il ne dormait pas ou très peu, et son cerveau avait du mal à suivre. Il attrapa le carton de lait et vida d’une traite son contenu.

_ Tu pourrais arrêter tes dessins pour dormir quelques heures non?
_ La ferme.
_ Ok, ok. Ne vient pas te plaindre si jamais tu t’évanouis en cours.

Jake fit volte face et jeta un regard noir à son frère. Celui-ci était très calme. Sa voix était, contrairement à celle de Jake, sereine. Il se voulait aimable avec son aîné apparemment. Mais Jake avait l’air d’un de ces pré-adultes tout juste majeur qui s’énervait pour rien et se croyait seul contre tous.

_ Prend au moins quelques choses à manger avant de partir.
_ Oh Carla tu m’lâches oui? Arrête de jouer les mères de famille et fiches moi la paix.
_ Si on peut rien te dire. Je veux juste t’aider moi!
_ Et bien ne m’aides pas! Tu m’saoules j’m’arrache.

Jake attrapa son sac et sortit en trombe de la maison. Carla… Il avait toujours cru que son frère était gay. Son petit air timide qu’il a à chaque fois qu’il s’adresse à quelqu’un, ses joues qui passent aux rosées dès qu’il se met à rire, ses conseils limite maternelle. Il était gay à cent pourcent d’après Jake. Le pire, c’est qu’il voulait toujours jouer le gentil, le protecteur. Comme s’il voulait jouer les frères courageux, voulant venir en aide à un homme de sa famille, sensiblement instable. Jake était instable. Son âme d’artiste était mise à mal, et sa renommé au lycée n’était pas très bonne. Jake était: le mec qui dessine des trucs mystérieux; des dessins qu’il ne veut montrer à personne. Le mec qui ne trainait qu’avec ses amis et regardait les autres comme s’ils étaient de la vermine. Mais bon, Jake ne se souciait pas de sa popularité aussi péjorative soit-elle. Ce qui comptait, c’est qu’il retrouverait bientôt Jun et Michael, ses deux meilleurs amis. Arrivé au lycée, il se fraya un chemin jusqu’à son casier, rendez vous habituel du trio. Jun Chang était une petite asiatique, faussement intello, avec d’énorme lunette qui cachait son visage d’ange. Ses cheveux étaient souvent rassemblés en chignon anarchique attaché avec des crayons à papiers et ses vêtements venaient volontairement du marché, un style bien à elle.

Cependant elle était catalogué comme bizarre parce qu’elle adorait la poésie et qu’elle avait des bonnes notes en chimie. Cette dernière était en train de discuter avec un jeune homme qui buvait à la fontaine en acquiesçant la tête, pour confirmer les dires de Jun. Il se redressa et agita la main vers Jake. Michael Lederman était un garçon chétif, timide et mordu d’hard metal. On lui donnait l’image du mauvais garçon même s’il n’arrivait pas à aligner trois mots devant une fille. Jake arriva, des poches sous les yeux lui donnant un air de macabé. Jun se plaqua la main sur la bouche et lui saisit le visage. Très tactile la petite Jun. Jake se dégagea d’un mouvement brusque et bougonna avec mauvais humeur:

_ Lâche moi Jun…
_ Outch, j’en connais un qui a pas dormit encore.
_ C’est… Compliqué. Vous pouvez pas comprendre.
_ Bah explique nous vieux!

Les deux amis le regardaient avec inquiétude. Il ne pouvait pas comprendre son état d’esprit. Depuis un énième rendez vous chez la conseillère d’orientation, Jake était encore plus anéantit qu’avant. Il aimait sortir, pas travailler. Il rêvait de vendre ce qu’il dessinait, pas de passer son temps à suivre des cours inutiles. Et puis ces disputes avec ses parents qui le rabaissaient sans cesse. En clair, Jake en avait gros sur la patate. Il se frottât les yeux d’un geste enfantin et bailla avant de marcher en compagnie de Jun et Michael vers le premier cours de la journée. Les cours se passèrent comme d’habitude. Il dormait à moitié, récoltait une heure de colle pour ses siestes en cours d’histoire, dessinait pendant les cours de maths et attendait le passage au self de sa promise. Enfin promise… « Faut l’dire vite… » Comme disait Jake quand Jun soulignait bien comme il faut qu’il craquait pour elle.

Depuis le début de l’année scolaire. Chaque midi, alors que les trois amis étaient assit à une table, de préférence près de la sortie, une jolie jeune fille passait entre les tables pour s’asseoir lire avec une pomme et un sandwich à une table à l’écart. Elle avait de longs cheveux, châtain au reflet roux, qui tombait devant son visage comme un rideau de velours quand elle lisait. Lorsque Jake avait la chance de l’apercevoir en cours d’art, il pouvait admirer ses beaux yeux vert clair. Ils n’étaient pas humains d’après lui. Vert anis. Impossible. Des lentilles peut êtres. Cette fille semblait venir d’un monde automnal. Elle était habillée essentiellement de marron, orange et d’un soupçon de vert pour le côté feuillu. Jake l’avait déjà dessiné à de nombreuses reprises, en train de marcher, ses cheveux se balançant au rythme de ses pas, sur une allée de feuilles mortes jaunâtre. « Au bout d’un an, elle aurait du s’apercevoir que t’en pinçait pour elle! A force de la reluquer avec la bave aux lèvres. » Avait ironisé Michael pendant un cours de maths particulièrement ennuyeux. Puis vint le cours d’art. Le seul court qui pouvait donner une chance à Jake de dessiner en paix, qu’on ne le juge pas. Il était dans son monde. Miss Delatour était une femme d’âge mûre, toujours vierge – c’est du moins ce qui ce disait dans l’enceinte de l’école – et qui avait la fâcheuse tendance à hurler « SPATIAL » dès qu’un dessin lui plaisait. Elle avait des cheveux blonds, en pétard, ornés d’un bandeau rouge pétant, qui jurait incroyablement avec sa jupe à froufrou de la même couleur.

La plupart du temps elle portait des gilets noirs. A croire que c’était tout le temps le même. La différence, c’est qu’elle épinglait une nouvelle broche chaques jours de la semaine. Toutes aussi laides les unes que les autres. Le thème du jour de ce cours était l’univers. Sujet imposé mais carte blanche pour la réalisation. Alors que certain élèves se battaient avec du papier mâché pour façonner des planètes imaginaires, d’autres se lançaient dans des toiles géantes, espérant représenter autant d’étoiles qu’il y avait dans le ciel. Lamentable d’après Jake qui c’était éloigné des autres, assit contre la fenêtre, croquant une voie lactée magnifique, à coups de crayons de couleurs et fusains. Ses yeux étaient fixés sur son dessin, sans ce soucier du temps qui lui restait ni de ce que faisait la prof.

C’est alors que vint l’interrompre une jeune fille qui lui tapotât l’épaule. Il leva la tête tel un animal traqué, prit au dépourvu et se trouva nez à nez avec Miss Automne. Elle portait d’ailleurs un pantalon extra large marron et un cache cœur de la même couleur mais d’une teinte plus foncée. Elle adressa un regard… Au croquis. Pas à Jake mais à son dessin. Lorsqu’elle s’aperçue qu’il la regardait avec des yeux de – il faut l’avouer – merlan frit, elle esquissa un sourire timide et se remit une de ses longues mèches boisées derrière une oreille, oreille qui portait d’ailleurs de superbe boucle d’oreille. Des créoles en bois.

_ Tu… C’est très joli! Tu dessines depuis longtemps?
_ Depuis toujours enfin je crois. Jake.
_ Lyz. Et ca t’est venu comme ça?
_ Le dessin?
_ Non, l’idée de la voie lactée. Ca t’est venu comme ça? répétât Lyz, ses joues prenant une teinte rose soutenue. Apparemment elle c’était aperçue qu’elle dérangeait.
_ Je sais pas. J’ai pris mon carnet et j’ai commencé c’est tout.
_ Ah… Je peux regarder ton carnet?
_ Hein?

Elle lui montrât du doigt le carnet qu’il tenait entre les mains et lui adressa un nouveau sourire irrésistible. Le cerveau de Jake était comme déconnecté. Son esprit était partit ailleurs. Peut être dans son carnet à croquis qui sait? Il évitât son regard et attendit qu’elle est finit. Lyz tourna les pages une à une, s’attardant sur certains dessins. Puis elle tombât sur un dessin de trop. Un dessin qu’elle n’aurait pas du voir. Jake réagit tout de suite. Il essaya de lui reprendre puis balbutia, la mine déconfite:

_ Nan mais c’est pas c’que tu crois! Je veux dire je…
_ Très réussit. J’adore l’effet que tu as donné aux feuilles et… Au reste.
_ Ah euh… Bah merci.
_ Merci à toi. Je peux le garder?
_ Bah euh… Oui oui bien sûr.

Elle sourit et arracha délicatement la feuille, le remercia en acquiesçant la tête et s’éloigna, satisfaite. Jake aurait envie d’ajouter « J’en ais d’autres » mais pour le coup il risquait de tout gâcher et au passage, il aurait eu la chance de passer pour un malade, obsédé sexuel peut être. A éviter donc. En sortant, il griffonna son nom sur la feuille de dessin et rendit son devoir à Miss Delatour. Il rejoignit Michael qui avait fini plus tôt sa sculpture qu’il avait nommé « Anarchie dans la galaxie ». Ce nom était à coup sûr la raison de sa bonne note car il avait entendu la prof murmurer un « Spatial. » lorsqu’elle était passée derrière lui.

_ Miss Automne t’a parlée? Tu lui as donné rencart? J’t’est vu lui filer un bout d’papier. C’était ton numéro?

Jake ne répondit pas tout de suite et se maudit de ne pas avoir pensé à lui adresser la parole, autre que pour lui parler d’art. Il réajusta la bretelle de son sac à dos et regarda au loin son frère, accompagné de ses amis. Ils riaient à l’unisson. Jake détourna la tête et répondit à son ami:

_ Elle s’appelle Lyz. Et non j’lui ais pas demandé…
_ T’es vraiment trop…
_ … Naze je sais. C’est bon j’ai tout fais foiré je sais.
_ Mais nan vieu j’voulais pas dire ça. C’est juste que t’aurais pu…
_ J’aurais pu oui… Mais j’y ais pas pensé.

Michael adressa un regard désolé à Jake, lui donna une tape sur l’épaule et rentra chez lui en moto. Jun et Jake rentraient chez eux à pied. Jake n’adressa pas un mot à son amie qui le regardait en biais, inquiète. Arrivé devant chez lui, Jake s’apprêtât à lui dire au revoir quand elle lui coupa la parole, l’air grave:

_ Jake y faut que tu dormes. Que tu te vides la tête tu comprends? Et arrête de te prendre la tête avec tes parents, ne les écoutes pas.
_ Facile à dire. Tu dirais quoi si ton père te disait que t’es une ratée, que ce que tu fais ne vaut pas un rond et que tu finiras à travailler dans un fast-food?
_ Je te signale que mon père est mort!
_ … Pardon. J’suis vraiment trop con de toute manière. J’y vais.
_ Jake!

Sans se retourner, Jake s’en alla, la mine abattue. Oui c’est vrai, le père de Jun était mort depuis déjà trois ans. Trois ans qu’elle vivait avec sa mère et son petit frère. Jake devait paraître ingrat aux yeux des autres. De ses parents tout d’abord. D’ailleurs, lorsque Jake rentrât, un homme mince, au front dégarni, l’attendait, une lettre à la main. Jake baissa les yeux et attendit que l’orage passe, comme un enfant de la côte Est des Etat Unis qui se cacherait d’un ouragan au fond d’une cave sombre. Le père Detweiler mis en place ses lunettes sur le haut de son nez aquilin et déplia la lettre. Bulletin. Il se racla la gorge et récitât d’un ton solennel:

« Jake est un élève calme, le seul souci, c’est qu’il passe sont temps à dessiner. Ne dessine que des croquis à la place de travailler… JAKE! »

Sans même attendre que le supplice continue, Jake avait monté quatre à quatre les marches et c’était enfermé dans sa chambre. Il donna un puissant coup de pied dans la porte et ouvrit la fenêtre.

_ JAKE! OUVRE CETTE PORTE!
_ Lâche moi! Si c’est pour continuer à dire que j’suis un raté tu peux dégager!
_ Comment oses-tu me parler comme ça?! Si je fais ça c’est pour ton bien!

« Clic » Le père de Jake était à la porte, désemparé. Apparemment, le dialogue passait mal entre le fils et le père. Mr Detweiler passa en revu la pièce avant de se diriger vers le bureau de son fils et décrocha un des croquis qui était épinglé sur le mur. Il soupira et le roula en boule. Jake détourna le regard. Il était ce qu’on appelle un artiste mal aimé. C’est un scénario plutôt amusant quand on le dit à la légère, mais si comme Jake on le vit vraiment, c’était quelque chose d’atroce.

_ Regarde autour de toi Jake! Ce n’est pas sérieux. Tu finiras à la rue! Ton projet ne mène à rien, d’ailleurs tu n’en as même pas!
_ La ferme.
_ Je suis vraiment déçu fils. Déçu de toi, de tes lubies et de ton comportement irrationnel. Tu joues les victimes simplement parce que tu refuses de rentrer dans le système.
_ LA-FERME!

Jake s’empara de son carnet à croquis, d’un crayon, de son sac de cours qu’il venait de balancer sur le sol et sauta par la fenêtre. Il atterrit dans un buisson. Il devait avoir la cheville de tordu mais peut lui importait la douleur, il attrapa son vélo qui se trouvait devant le garage et pédala aussi vite que possible. Il ne savait pas ou il allait, pourquoi, mais en tout cas il y allait. Il n’avait même pas réussit à aborder convenablement la fille qu’il admirait depuis des lustres, son père le détestait, personne ne s’intéressait à ce qu’il dessinait.

En gros, la vie était nulle, elle ne valait pas la peine. C’est à ce même moment, que Jake prit une ruelle près de chez lui, toujours à toutes allures. En sens interdit. Un camion arriva et c’est là que tout se produisit. À plus de 60km/heure, son vélo était trop rapide et Jake n’eu pas l’esprit assez vif pour éviter le camion. La ruelle étant trop petite, le conducteur du véhicule n’eu pas d’autre choix qu’essayer de freiner. Sans succès. Un carambolage mortel. Jake fut éjecté de son VTT et atterrit contre un mur de brique. Son corps tombât en un bruit sourd sur le sol. Bientôt les sirènes se firent entendre. Le téléphone de chez les Detweiler sonna et Carl, une pizza à la main, répondit. Il laissa tomber le téléphone et hurla à plein poumon le nom de son frère. Jake n’avait pas survécu dans l’ambulance. Hémorragie interne. Jake n’était plus.
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